« Ram Naam Satya Hait »

//TEXTE EN COURS D’ÉCRITURE NE PAS REPRODUIRE EN L’ÉTAT SOYEZ PATIENT VRAC D’IDÉES EN MATURATION//

Le Sâdhu, en orange, me dit :
– Va pas voir le type en noir, il sait tout mais c‘est imbitable.
Le Sâdhu en noir me dit :
– Maintenant que t’es là, le mieux, c‘est qu’on ne parle pas, le moins possible.
On risquerait de dire une connerie. Le mec devant, il est quand même en train de brûler, on va observer. Tu vas voir, à chaque fois, il se passe un truc, mais faut pas le répéter au type en orange. https://www.alamyimages.fr/photo-image-varanasi-benares-ou-les-gens-viennent-a-mourir-d-oeil-indien-benis-mon-ami-ramgrae-tantrique-sadou-gardienne-des-morts-t-39828262.html & https://www.alamyimages.fr/photo-image-varanasi-benares-ou-les-gens-viennent-a-mourir-d-oeil-indien-benis-mon-ami-ramgrae-tantrique-sadou-gardien-de-l-incendie-de-39828263.html
Sâdhu Aghori-2009
Apparentés au Shivaïsme tantrique, les aghoris ont la réputation en Inde d’utiliser des pratiques subversives, telles la consommation d’alcool et de drogues ainsi que la méditation sur des lieux considérés comme impurs par la société hindoue comme les crématoires (Smashan); autant de moyens d’accéder à la libération de l’esprit et à l’émancipation finale des cycles de réincarnation (Moksha). Quoique pouvant consommer des charognes humaines, ils se déclarent végétariens. https://www.aghori.it/breve_storia.htm & https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori
2009-Bénarès, Harishchandra ghat ⇣

Mais la photographie ci dessus, bénéficie d’un meilleur traitement.
« Il y a un point dans la conscience où rien n’existe. Choc. Néant. Silence. Vide. Transe. Absence. Gouffre. Vacuité. Vacuum. Tant de mots et cependant rien ne capte ce point, le point de vie, le point de mort… C’est pour le découvrir que Bénarès est, ce n’est pas parce que ses sages ont trouvé ce point, mais, précisément, parce qu’ils ne l’ont jamais trouvé. »
Vijay Singh dans « Jaya Ganga, Le Gange et son double ».. *

अघोरी साधु को औघड़ भी कहा जाता है। « अघोरी » उसे कहा जाता है जिसके भीतर अच्छे-बुरे, सुख-दुःख, प्रेम-द्वेष, ईर्ष्या-मोह जैसे समस्त भाव नष्ट हो चुके हों । ये अघोरी कई बार अनेक दिन तक शमशान साधना करने के बाद हिमालय या जंगल में विलीन हो जातेहें।
पहली बार अघोरी तन्त्र की यह पुस्तक अघोरी बाबा के आशीर्वाद से ही प्रकाशित हुई है । इसमें दिये गये मन्त्र, साधना व ठोटके अघोरी साधु की अनुमति से ही प्राप्त हुए है। ये अघोरी टोटके एवं साधना के प्रयोग इससे कहीं भी एकत्रित रूप से प्रकाशित नही हुए हैं | अघोरी पंथ का परिचय एवं अघोरियों द्वारा प्रयोग किये जाने वाले अघोर मन्त्रों का संकलन इस पुस्तक की विशिष्टता है |
अघोरी शाबर तथा अघोर शिव साधना यन्त्र इस पुस्तक का विशेष आकर्षण हें |
© Sylvain Leser Courtesy – L’éditeur : https://www.randhirbooks.com/product/अघोरी-साधु-का-अघोर-तन्त्र/, la petite histoire mise à jour : https://www.facebook.com/sylvangui/posts/pfbid02btqZt6d2uSxgh9Qi6xgfUN51qz9vZTxUPQwThETkrZJunGPPxwSGeKftry6Nq2sPl

2013 Crémation du professeur*.
Manikarnika Ghât est le lieu du passage de la mort à la vie éternelle.
Les bains dans le Gange permettent de laver de tous les péchés.
Le feu purificateur des bûchers de crémation : permet d’en finir avec le cycle des réincarnations (le samsara) et d’atteindre la moksha (l’équivalent du nirvana pour les bouddhistes). Ici, en ce lieu le plus sacré de Vârânasî, chaque parole et chaque geste prennent une importance fondamentale pour les Hindous qui viennent accompagner leurs défunts ou qui s’y rendent de leur vivant pour y attendre la mort. Cette est ville considérée comme l’une des villes les plus anciennement habitées du monde. La tradition Mythologique la fait remonter à 3000 ans avant notre ère. Vârânasî est la capitale spirituelle de l’Inde.


« Ram Nam Satya Hai/Ram Nam Satya Hai » (« Le nom de Ram/Dieu est vérité »). A intervalles réguliers, ce cri résonne dans les ruelles tortueuses de la vieille ville de Vârânasî. Quelques secondes plus tard apparaît un cortège funéraire, les hommes de la famille transportant une dépouille sur un brancard de bambous. Un coup d’œil au linceul suffit pour renseigner sur l’identité du défunt : blanc pour un homme, rouge pour une femme. Jaune doré s’il s’agit d’une personne âgée : or, un vieil homme, orange une vieille femme Certains ne seront pas incinérés : – les Sâdhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel élevé. – les femmes enceintes, car le fœtus n’est pas encore formé. – les enfants âgés de moins de 10 ans en raison de leur immaturité. -les personnes mordues par un serpent. Cet animal étant lié à Shiva, il n’est pas nécessaire de les incinérer. – les lépreux et variolés afin de ne pas se brouiller avec les Dieux. Une barque attend pour emmener ses cadavres lestés d’une grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger.
L’homme le plus riche de Bénarès est un intouchable de la caste des Doms. Sa bonne fortune vient des bûchers, rare sont ceux qui connaissent le juste prix d’une crémation, c’est une négociation estimée au prix du stère de bois, à la tête du client. Il y a une chose unique dans ce métier, et nous seul savons ce que c’est. Ici on ne badine pas avec l’odeur, les corps sont lavés, enduits d’onguents et régulièrement trempé dans les eaux sacrées du Ganges, considéré comme la longue chevelure du Dieu Shiva. Le parfum savamment épicé et ce lacustre rituel resteront gravé, chez celui qui a passé sa journée et sa nuit en cet endroit de passage de la mort terrestre vers l’univers céleste, le regard sera à tout jamais envouté. La caste de ces gardiens de brasiers passeur d’âmes, force le respect, ils sont fiers d’achever adroitement, les modalités pour ce voyage, qui pour le profane semble être un funeste chaos empreint d’une atmosphère captivante.
Celui qui y assiste de près avec la curieuse intention de raconter cela dans sa contrée doit d’abord demander la permission, ces hommes modestes vous raconteront d’égal à égal qui ils sont, qui étaient leurs parents, depuis combien de temps leurs histoires personnelles les a amené fréquenter les coulisses de la mort. Ils guideront vos pas afin de ne pas déranger les dépouilles où les esprits qui en ce lieu si chargé, semblent avoir pris une forme physique étonnamment réel. Tout le quartier est informé de votre présence et de vos intentions, de qui vous êtes au-delà de vos masques et de comment vous avez fait avec vos propres défunts. Il sera important de porter attention au gout et cout du lait ainsi qu’au beurre de moutarde qui ressemble à du miel. Il est bienvenu, de donner à partager sa véritable histoire et de participer à apporter quelques bûches pour une famille dont le corps est en file d’attente, faute du minimum requis de combustible. Une seule rue mène à Manikarnika, les cortèges la descendent, traversant la foule d’obstacles des ruelles indiennes en répétant « Ram Naam Satya Hait », aucun corps ne l’a remonté. Des parents plus pauvres encore, seraient allée directement à Harish Chandra Ghât où la crémation électrique ne coute que trois euros…)


Un soir en rentrant, regardant dans ma chambre noire les photographies du soir, je m’aperçois que la dernière silhouette venant du bûcher semblait féminine.
Pourtant, les femmes y sont interdites et ce pour plusieurs raisons :
Leurs larmes ne doivent pas venir empêcher l’âme des défunts de partir dans le début du voyage. Alors, les larmes restent à la maison pour le début et la suite du rituel. Peut-être même que cette histoire remonte à la légendaire boucle d’oreille que la Déesse Sati fit tomber, créant un puits (de larmes) devenu le temple de Manikarnika.
Il y a aussi dans cette silhouette le souvenir de la ‘Sati daha` qui veut dire littéralement « brûler la veuve »…
Cette ombre fantôme surgissant des flammes me fit penser à ce rite, qui n’a plus court à ce jour…

Manikarnika est une autoroute pour l’éternité..
Pour avoir fait cramer mes frères puis mes parents dans différents crématoriums, je confirme qu’ici, seul le Père Lachaise m’a semblé assez puissant pour virer les démons.








Quelques 200 corps ont été brûlés dans un espace confiné pas plus grand que la moitié d’un court de tennis.
Le fleuve est haut en cette saison et concentre les cérémonies autour des temples principaux. Les Doms n’approchent plus les brasiers de trop près à cette heure tardive. La pierre et l’acier sont rougeoyants.


Manikarnika est le centre de cette cité sacré, les Doms vous diront que ce lieu existe depuis 5000 ans, croyez les sur parole, un point c’est tout.

Lecture. Un p’tit café ? 2009. Le retour du pénible.
Jamais je n’avais tant essayé en vain de changer le destin d’une jeune femme dont le rêve le plus fort était de rejoindre sa défunte sœur jumelle. Cela faisait un an que je ne l’avais pas revue. Un soir d’hiver, elle m’appela pour me faire part de son suicide imminent. Alors j’ai fait tout ce qui était humainement possible pour tenter d’empêcher son geste et j’ai remué ciel et terre pour la sortir de cette impasse. Le prêtre, le psychiatre, le commissaire, son père médecin, sa famille ont compris ce qui allait se passer, et personne n’a rien pu faire. Florence a mis fin à sa souffrance au mois de mars ; sa schizophrénie était bien trop violente pour supporter la vie.
Au mois de juin, je me suis pris un autre camion dans la tronche en découvrant le corps inerte de ma mère, en pleine décomposition, dans son lit, là où elle voulait partir et non dans un hôpital. Alors il a fallu la casser pour la mettre dans le cercueil avant de clouer. J’en avais vu, des choses dérangeantes, mais là, tout de même… Le coordinateur des fossoyeurs m’alluma un cigare pour garder le cœur accroché, un solide Roméo de mon père. Lui était parti au ciel depuis l’hôpital quelques années auparavant. En quittant la chambre du service où il est décédé, un moment, mes jambes ont failli, et j’ai dû m’appuyer pour ne pas vaciller. C’est important d’assister à la mort de son père. À ce moment-là, je me suis souvenu physiquement que, lorsque j’étais enfant, mes jambes ne me portaient pas encore : c’était bien lui qui s’occupait de me porter. Me voilà dans cet appartement où j’ai grandi une partie de mon enfance, et il faut à présent que je le nettoie puisque le bail a pris fin. Ma sœur, elle, vit à la campagne, dans une autre famille. Elle est invalide. Je la préviendrai demain. Pour me donner du baume au cœur, je chantonne et je fais revenir en souvenir mes deux frères décédés quelques années plus tôt : l’un, se suicidant, ne pouvant supporter sa psychose, s’était mis en croix devant le train direct ; l’autre, le grand, je l’avais retrouvé mort en plein dégazage, le lendemain de Noël, parti violemment d’une overdose. Je me souviendrai assez longtemps de cette odeur indécollable que j’ai dû garder sur moi quelques jours, jusqu’à la fin de l’autopsie, étant retenu par les services judiciaires en tant que premier témoin d’une mort suspecte…Je rencontre une femme cet été-là… La vie semble revenir. Elle attend un enfant de moi. Elle ne veut — ne peut — pas le garder : enceinte de trois mois, elle avorte. Je m’étais plongé dans cette paternité. La douleur fut physique ; c’est comme si j’avais pris un coup de genou dans les parties. Ma colère va vers Dieu, à qui je reproche de m’avoir montré la lumière de la vie qui prend forme pour me la retirer si violemment. Putain de karma. Putain de blasphème. Mon grand-père spirituel meurt en juin : c’est la mort du grand acupuncteur. Ses funérailles ressemblent, par leur grandeur, à un opéra de Faust. J’ai 5 000 € sur mon Codevi. Je pars en Asie : Thaïlande, les îles, Bangkok, Siem Reap au Cambodge, où je vis un souvenir étrange. C’est dans ce pays que le petit frère de ma mère, mon oncle Gilles Caron, a disparu en 1970 durant la guerre. Bangkok, Luang Prabang au Laos — sympa ! Mais c’est un chouia comme Venise : c’est mieux à deux…
Bangkok puis Vârânasî : me voilà foulant les pas de mon grand frère, ayant vécu plus de quinze ans en Inde. En débarquant à Bénarès, le chauffeur de taxi se retourne et, avec un sourire généreux, me dit : « Bienvenue dans la cité des Dieux ! » En fait, ça fait bientôt deux mois que je n’ai pas parlé avec quelqu’un en dehors des échanges de convenances. Un après-midi, je tombe sur un couple — au moins du Larzac ! Le mec est curieux ; je lui balance ma sauce sur mes derniers mois. Au fil de la conversation, je vois ses épaules se voûter… Je déambule près d’Haris Chandra Burning Ghât et assiste au départ d’une crémation, celle d’une vieille femme qui pourrait être ma mère… Il y a une dizaine de touristes occidentaux et des centaines d’Indiens. Un gamin me tire par la manche : un sâdhu vêtu de noir veut que je vienne m’asseoir avec d’autres sâdhus, plus en couleur, autour du feu sacré. Il m’a vu, et il a vu. Il me propose le chilom ; je lui fais dire par un pseudo-laïc que j’ai arrêté de bédave il y a quelques années, pour des raisons de santé, et je lui fais péter un cigare… Baba Gopal ne parle pas un mot d’anglais. D’ailleurs, ici, on ne parle pas pour ne rien dire ; les gens viennent ici pour mourir. Je passerai la journée avec lui et l’accompagnerai le long des rives du Gange comme deux vieux compères de toujours, jusqu’à Manikarnika.
(Fin de la première partie)

«La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.» – Blaise Cendrars
Fin de la première partie de ce voyage au bout de ma nuit, la suite arrive… Faites une pose…
Textes et images en cours d’importation, en attendant et en guise de teaser, d’entracte ou histoire de respirer, prendre l’air,
il y a d’autres méthodes sympa, et 100% Bio ⇣mais faut des vautours…
Mon taff c’est d’aller explorer le monde de la nuit et de ramener ce témoignage aux personnes qui vivent dans le monde du jour.(Citation de Jean-Paul Mari, grand reporter, que je détourne et fait mienne ce jour)…

Au premier plan, à droite, une vue sur la Dom Raja, demeure du roi des Dom,
que l’on reconnait à ses deux tigres symbolisant la richesse des descendants de la famille de Dom Kallu.
Cette caste d’intouchables détient depuis la nuit des temps le business de la mort à Bénarès et de ce fait,
ses héritiers sont la plus grosse fortune de la cité…

– Ici et pour toujours fais attention à tes mots. Les gens, là, viennent pour y mourir…


Leur tâche est ingrate, l’impur est contagieux. La basse caste des Dom’s de Bénarès est toutefois redoutée; on la méprise sans se méprendre ! Qui donc accompagnerait le trépas vers la moksha?


La famille devra rajouter à cela les divers encens, draperies et ornements floraux de la dépouille pour améliorer la beauté du geste et l’efficacité du rituel. Après un deuil de 13 jours, une fête à la mémoire du défunt sera organisée à la maison. Les brahmanes seront rémunérés avant le départ du rituel du feu et pourront assister aux prières et chants à la fin de la période de deuil. La mort ici est aussi triste qu’ailleurs pour la famille, même si la sérénité règne aux vues des croyances ancestrales libératrices, profondément ancrées dans la foi des hindous.
(….)* Le Kg de bois étant adapté à la bourse de chaque famille et en temps qu’ancien bûcheron et de la partie, je/nous ne pouvons donner cette information..



Il reviendra tête rasée et recouverte uniquement d’un « lungi », un grand drap blanc.

-Rencontre avec le Bramhane du jour, afin d’obtenir la permission négociable de faire quelques images. – 2011 : Livraison d’une dizaine de stères de bois à Bénarès. – C’est la caste des Yadaws qui sous-traite pour le compte des Doms le commerce du bois. – Bain purificateur des défunts dans le Gange avant la crémation. – Beurre clarifié sur un riche défunt, facilitant le départ du feu de la crémation. – 2009 Bain purificateur d’un défunt dans le Gange..

Om, toutes mes dévotions à Shiva,
le principe suprême de Dieu,
Absorber la négativité du monde pour l’empêcher de nous empoisonner.
Vous êtes la principale source qui soulage nos souffrances,
nous parvient sous la forme de ce majestueux mantra
pour faire disparaître notre peur et notre souffrance.
Grâce à votre bienveillante bénédiction, ma crainte est apaisée.
ainsi que ma douleur et mon anxiété.
Je vous offre les fruits de toutes mes œuvres,
ainsi détruire mon lien karmique.
Je T’adore en tant qu’Être éternel, et en dévoilant la sagesse et en levant les blocages de mon cœur, la lumière divine sera générée.
Dissipe mes pensées négatives de toutes les manières dont tu dissipes la peur.
Vous résidez dans le royaume de la sagesse et accordez la vision transcendantale de la Mère Divine.
Ô Éternel, maître de tous les royaumes, puisse l’extase de l’âme remplacer l’obsession personnelle.
Déesse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumière divine.
Mère Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les ténèbres divines.
Om, toutes mes dévotions à Shiva,
Dissous avec force tout ce qui m’inspire la peur et, une fois pour toutes, fais disparaître ma souffrance.
Sans cesse, sans fin, je t’appelle,
qui élimine la souffrance et la peur grâce à la récitation du mantra japa,
Veuillez bannir les influences négatives de tous les mondes.
Tu es ta propre cause étant la Personne Suprême,
Omniprésent, toujours avec moi.
Vous réagissez immédiatement et me protégez à maintes reprises ;
J’offre mon être purifié en oblation à ton feu divin, cette shakti guérisseuse, pour être libéré.
Mère Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les ténèbres divines.
Déesse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumière divine.
Vous apportez la libération de la mort et de la renaissance, du ciel et de l’enfer.
Les récits de ta grâce rédemptrice sont connus dans les trois mondes et pénètrent jusqu’à :
royaumes des êtres de lumière,
royaumes des êtres magiques,
royaumes de brahmanes déchus,
royaumes de ceux du vent,
royaumes des morts-vivants (possédés par les Vetala),
royaumes des déesses de la nature primitive,
royaumes des muses, danseuses du ciel,
royaumes de tous les esprits primitifs et élémentaires,
royaumes des déesses du désir
royaumes de tous ceux qui sont nés dans un ventre
royaumes de toutes cultures et de tous pays,
tous les domaines de l’ignorance débilitante.
Tu es le tueur de sang-froid
qui détruit, élimine et dévore
ce qui entrave la vision transcendantale de la Mère Divine.
Brûlez ma saleté.
J’offre mon être purifié en oblation à ton feu divin, cette shakti guérisseuse, pour être libéré.

Sarvajeet Mukherjee 2009/10 :
En réalité, les Aghoris, à leur manière, suivent l’esprit essentiel de l’hindouisme, qui prône la libération du joug du dualisme (laid/beau, bien/mal, pur/impur, etc.). Le dualisme engendre l’ego, qui empêche fondamentalement l’union avec le Suprême/l’Éternel. Toutes les pratiques hindoues visent essentiellement à atteindre cette Unité. Ainsi, les Aghoris s’attaquent au problème fondamental en cherchant à abolir la distinction entre le pur et l’impur. En maîtrisant cette distinction, ils aspirent à l’état où l’ego/le soi s’anéantit et où seul le soi subsiste. Ainsi, sur le chemin de la spiritualité, si un être acquiert des pouvoirs dits magiques/surnaturels, cela indique simplement qu’il progresse dans la bonne direction. Ces pouvoirs ne sont que des conséquences de sa quête de l’Unité. à utiliser comme des commandements du destin. Si l’on succombe à ces pouvoirs, au sens où l’on se laisse séduire et utiliser ces pouvoirs sous l’influence de son ego, l’individu perd immédiatement son objectif, car il devient la proie des caprices et des fantaisies de cet ego/moi même qu’il désirait anéantir.




le crâne d’un défunt, à gauche, vient de s’ouvrir laissant apparaitre le cerveau liquéfié.



(Texte en cours d’écriture et de recherche, afin de pas trop dire de conneries)
De mémoire, le peu que j’en ai compris…
Un serpent cobra est lové autour du cou du Dieu Shiva représenté par un lingam (symbole phallique).
Le serpent a mordu le Dieu.
Afin qu’il n’en devienne pas fou, les hommes doivent lui refroidir la tête avec l’eau sacrée du Gange : pour calmer l’attaque du poison mais aussi pour que la paix règne sur Terre et trouve un équilibre.
Les fleurs sont une offrande calmante à l’endroit de la blessure.
Le lingam reçoit aussi du lait de la vache sacrée à un rythme précis…
Le temple chante le tambour et le gong.
Les encens brûlent.
Les deux crânes disposés l’un sur l’autre (me renvoient à Adam et Ève).
La Trinité ne serait-elle pas née du panthéon des Dieux Hindous :
Brahmâ, Vishnou et Shiva ?
L’ambiance est puissante : là, dehors, aux marches de ce temple, l’un des centres de cette cité lacustre, 200 corps sont incinérés chaque jour depuis la nuit des temps, dans un rituel parfait, afin d’obtenir le nirvana.







– les Sâdhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel élevé.
– les femmes enceintes, car le fœtus n’est pas encore formé.
– les enfants âgés de moins de 10 ans en raison de leur immaturité.
– les personnes mordues par un serpent. Cet animal étant lié à Shiva, il n’est pas nécessaire de les incinérer.
– les lépreux et variolés afin de ne pas se brouiller avec les Dieux.
Une barque attend pour emmener ces cadavres lestés d’une grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger.




Mes salutations à ceux qui ne sont pas terribles, à ceux qui sont terribles, et à ceux qui sont à la fois terribles et pas terribles.
En tout lieu et en tout temps, je m’incline devant toutes les formes de Rudra.

SEE YOU SOON
Pour un plus large choix d’images sur les crémations et mes voyages en Inde, visitez ce site ⇣
🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/black-sadhu
🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/manikarnika-edit
🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/buchers-de-benares
🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/asie-du-sud-inde
(Y a une page Wiki à présent : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori & https://www.aghori.it/aghori.htm & https://www.shriaghoreshwar.org/aghor-aghori-e-aughar/)
Rajout 2024, je viens de découvrir sur le net ce qui suit⬇︎

– L’éditeur https://www.randhirbooks.com/product/अघोरी-साधु-का-अघोर-तन्त्र/

Auteur – Kanhaiyalal Nishad Bhairamgarhi
Le Seigneur Shiva est considéré comme le créateur de la secte Aghor. La secte Aghor est une branche mystérieuse de la secte Shaiva. Les Aghorios sont considérés comme effrayants ou dangereux alors qu’Aghor signifie A+Ghor, c’est-à-dire qui n’est pas sévère mais simple, dans lequel il n’y a pas de peur. Le processus pour devenir simple et facile est la philosophie d’Aghor.
Les adeptes de la secte Aghor sont également connus pour manger la chair des défunts. Alors que d’un côté la viande est intouchable dans l’esprit des gens ordinaires, de l’autre les Aghor Panthis la considèrent comme une substance naturelle. En la consommant, ils équilibrent le cycle naturel et se renforcent pour Aghor Sadhana. Le but d’Aghor Vidya est d’éliminer le sentiment de haine et de maintenir le bien-être public suprême. Ce Vidya est difficile mais donne des résultats immédiats. Ce livre d’Aghori Tantra a été publié pour la première fois avec la bénédiction d’Aghori Baba. Les Aghori Mantra, Aghori Shabar, Aghori Sadhana et Totke qui y sont inclus sont uniques. Aghori Shiva Sadhana Yantra est l’attraction particulière de ce livre. ????

➽ https://www.youtube.com/watch?v=1_tapvlwIWQ Abonnez-vous 🔔

🙂Aujourd’hui le 25 août 2026, ce cher monsieur me répond, c’est super, mais, il raconte dans sa vidéo qu’il n’a rien à voir avec l’éditeur…!
🙂 Qui lui (l’éditeur) vient de me répondre, et va m’envoyer le livre qui vient de partir d’Inde direction ma boite aux lettres.

Donc je l’ai commandé chez : https://www.exoticindiaart.com/book/details/aghor-tantra-of-aghori-sadhu-nzr338/
L’auteur : K. L. Nishad (alias Bhairamgadhi) est un auteur de l’ombre et archiviste de référence en Inde qui consacre son œuvre à la retranscription rigoureuse des traditions occultes rituelles et tantriques de niche en langue hindi. Publié dans la ville sacrée de Haridwar et profondément lié au mysticisme de la région de Bhairamgarh, il est considéré par les praticiens ésotériques comme un gardien crédible de secrets ancestraux autrefois purement oraux, bien que ses écrits sur le paranormal relèvent de la pure superstition pour la science moderne. Ses manuels pratiques détaillent la théurgie féminine (invocations des Yoginis et Yakshinis), la sorcellerie animale (Ullu Tantra), l’alchimie mystique du mercure (Parad Shastra) et, surtout, les rituels extrêmes des Sadhus Aghoris. Sur ce dernier pilier, qui constitue son plus grand succès littéraire, Nishad lève le voile sur la philosophie de la non-dualité absolue où rien n’est impur, décrivant minutieusement les méditations nocturnes sur les cadavres (Shav Sadhana) dans les crématoires à ciel ouvert, l’usage des cendres humaines (Bhasma), l’utilisation de crânes comme coupes (Kapala) et la transgression des tabous de la mort pour s’identifier à Shiva et acquérir des pouvoirs de guérison spirituelle.

Vendredi 4 sept 2026 ⇣

J’ai recommencé petit à petit la photographie en 2009 grâce à un ami qui m’avait offert un petit C-Lux 3, un minuscule appareil photo numérique de chez Leica dont la palette de couleurs était fidèle à la marque.
Cette année-là, je venais de perdre ma mère dans des conditions plutôt moches, voire dantesques. J’avais aussi perdu mon acupuncteur — qui tenait pour moi le rôle de grand-père spirituel —, une amie plus que chère, et une autre personne non-née dont je n’ai, ici, même pas l’envie de parler. En gros : du lourd. Mais c’est un peu fréquent ça, avec moi.
Rien de tel donc que d’aller enfin visiter l’Inde, un pays où l’un de mes frères avait passé une quinzaine d’années comme professeur bénévole dans la région de Calcutta (Kolkata), lui aussi mort trop jeune à la fin du siècle dernier.
Je voyageais en Asie du Sud-Est à ce moment-là et j’ai éprouvé un besoin viscéral d’aller à Bénarès (Varanasi). Dès l’arrivée à l’aéroport, un jeune chauffeur de taxi se retourne vers moi tout en conduisant et, avec un superbe sourire et des yeux magnifiquement chaleureux, me lance : “Welcome to the holy city of India !”
Il conduisait mal. La route était un bordel de klaxons total, mais malgré les bouchons, le flux ne s’arrêtait jamais. Là où nous, Occidentaux, mettons trois voitures à l’arrêt, ils en mettent douze qui avancent, tôle contre tôle. J’ai su tout de suite que j’aimais ce pays. J’y hai retrouvé mes marques de voyageur dès le premier instant.
J’y ferai donc exactement le même parcours que tous les touristes, mais jamais aux mêmes heures. Et là où ils n’iront pas, j’irai. Avec comme maître-mot : la belle lumière. Je m’y ferai des amis et je retournerai les voir. Somme toute, ce petit boîtier photo n’était pas encore tout à fait au point, alors autant faire comme d’habitude : chercher l’effet peinture. Et cette ville si forte s’y prête. Elle est colorée. On a l’impression de changer d’époque, d’être dans un autre temps, proche de l’éternel.
La vie et la mort s’y entremêlent avec une sorte d’harmonie moins austère que chez nous, même son odeur âcre semble atténuée. Mais ici, une seule chose compte vraiment : « Ram Naam Satya Hai », que l’on peut traduire par : “Seul le nom de Dieu est vérité”. Ici, tout le monde est croyant, il n’y a pas de place au doute. On dit de l’Inde que c’est l’un des pays les plus chargés, spirituellement parlant. Il semblerait que ce soit la cité des dieux.
Mark Twain a dit : « Bénarès est plus vieille que l’histoire, plus vieille que la tradition, même plus vieille que la légende, et elle a l’air d’être plus vieille que toutes les trois ensemble. »
Un soir, près de Harishchandra Ghat, au pied du crématorium électrique et à gaz — ce qui n’empêche pas les bûchers de crémation aux alentours —, je vois ce Sadhû Aghori assis avec d’autres sadhus autour du feu sacré du lieu, la flamme gardée qui ne s’éteint jamais. Il y avait une petite foule de badauds et de curieux. Il me regarde et me fait appeler pour que je m’assoie avec lui. Il me propose un shilom que je refuse en lui parlant de ma santé, lui expliquant que j’en reste actuellement aux p’tits cigarillos, qu’il accepte en retour.
Pourquoi m’a-t-il fait appeler ? Un homme traduit notre échange. C’est le Sâdhu lui-même qui me dit : « Tu sais pourquoi je t’ai fait appeler ? » Et il répond lui-même à sa propre question : « C’est pour que tu me parles de tes morts frais. »
Puis il me bénit, il prie. Celui qui avait traduit tout cela nous prend en photo, et je lui fais ce portrait. Je le recroiserai tout au long de mon séjour. Il allait de ce site de crémation au principal : s’il n’était pas à l’un, il était à l’autre. Beaucoup de personnes lui demandaient sa bénédiction.
Je suis revenu à Bénarès à plusieurs reprises et j’ai fait d’autres photographies, avec un vrai boitier photo, de ce personnage. En 2013, je m’immergerai complètement durant plusieurs semaines auprès de ceux qui gèrent les morts et la mort à Manikarnika. Je n’avais pas revisité ces images depuis longtemps. La plupart sont ici sur cette page de blog, où vous trouverez un lien vers un site où il y en a plus :
🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/asie-du-sud-inde

Quand un portrait fort capturé en Inde devient, 10 ans plus tard, la couverture d’un livre sacré à mon insu…
Entre 2009 et 2013, mes pas m’ont mené sur les ghâts sacrés de Harishchandra et Manikarnika, à Vârânasî. Là, au milieu des brasiers et de mes propres deuils, j’ai croisé le regard de ce Sâdhu Aghori. Un face-à-face puissant, gravé à jamais dans mon p’tit boîtier de fortune, un C-Lux 3 (Leica).
« Seul le nom de Dieu est vérité » (Ram Naam Satya Hai).
Récemment, le destin m’a fait un clin d’œil : une maison d’édition religieuse basée à Haridwar (Randhir Prakashan) a choisi ce portrait pour la couverture de l’ouvrage Aghori Sadhu Ka Aghor Tantra.
J’ai découvert cette publication surprise cette année grâce au Dr. Vishal Shivhare (@vishalepics) https://www.instagram.com/p/DaiC2wYoHR2/, qui présente avec passion ce genre d’ouvrages sur les réseaux. Après un échange WhatsApp amical et très honnête avec l’éditeur, cet usage est aujourd’hui officiellement validé par mes soins sous la mention : « Courtesy Sylvain Leser ». L’art doit voyager, et ce regard est retourné sur sa terre d’origine, en Inde.
Aujourd’hui, le livre a trouvé sa place idéale chez moi à Saint-Cloud : juste en dessous de son grand tirage original. La boucle spirituelle et artistique est enfin bouclée.

अनन्त आभार और बहुत-बहुत धन्यवाद। आपकी इस दयालुता को मैं हमेशा याद रखूँगा। 🙏✨

Une maison d’édition traditionnelle et religieuse basée à Haridwar, en Inde (Randhir Prakashan), avait trouvé ce portrait sur Internet. Sans connaître mon nom, mais touchés par la force de ce regard, ils ont choisi cette image pour en faire la couverture officielle de l’un de leurs ouvrages mystiques occultes majeurs : Aghori Sadhu Ka Aghor Tantra, écrit par K. L. Nishad. https://www.youtube.com/watch?v=1_tapvlwIWQ&t=157s
Quand j’ai découvert le livre par hasard, j’avais immédiatement pris contact avec leur page Facebook où j’avais trouvé la couverture du livre. Un message resté sans réponse car non lu : https://www.facebook.com/randhirbooks/posts/pfbid0HAZgHgp8YzrZ2oV1mSgrQyifoAM52FVbsCKN3MkZd9CHtz8AxU8nKbyAFGSLqjsnl . Puis, je l’ai vu réapparaître cette année, en 2026, avec un personnage, le Dr. Vishal Shivhare (@vishalepics) https://www.instagram.com/p/DaiC2wYoHR2/ , qui commente avec passion ce genre de livre religieux sur YouTube, Instagram, Facebook : https://www.youtube.com/watch?v=YfPbdFWXyww&t=30s . Cette fois, j’ai écrit directement à l’éditeur, qui vient de m’en envoyer un exemplaire par la poste.
Entre-temps, je n’ai pas pu résister : j’ai acheté un premier exemplaire chez un revendeur pour l’avoir au plus vite entre les mains.
Aujourd’hui, ce petit livre a trouvé sa place idéale. Il repose chez moi, à Saint-Cloud, juste en dessous du grand tirage original de ce Sâdhu. Une place d’honneur, à l’image du rôle que cette rencontre et que l’Inde ont joué dans ma vie et dans ma reconstruction. La boucle spirituelle et artistique est enfin bouclée.
Pour protéger leur démarche et leur honnêteté, cet usage est aujourd’hui officiellement validé par mes soins sous la mention : « Courtesy Sylvain Leser ». L’art doit voyager, et ce regard est retourné sur sa terre d’origine.
La petite histoire mise à jour : https://www.facebook.com/sylvangui/posts/pfbid02btqZt6d2uSxgh9Qi6xgfUN51qz9vZTxUPQwThETkrZJunGPPxwSGeKftry6Nq2sPl
_ J’ai un peu fouillé concernant les Aghoris, occultes et mystiques, c’est du lourd lourd question niveau de spiritualité. Comme tout ce qui se passe à Bénarès, et en Inde d’ailleurs. j’ai mis à jour cette page de blog. Mais je n’irai pas revisiter (retravailler) ces images actuellement, ni les ré organiser. En gros, j’ai assez de problèmes comme ça en ce moment, et c’est tellement puissant question monde invisible qu’il faut vraiment avoir la super pêche christique pour se confronter à ce qu’il y a derrière les images, derrière le visible…
Pour rester en Inde 🇮🇳 https://sylvainleser.com/fr/asie-du-sud-inde
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8 commentaires sur “📷 MANIKARNIKA l’Inde a tué la mort”