« Ram Naam Satya Hait »

//TEXTE EN COURS DâĂCRITURE NE PAS REPRODUIRE EN LâĂTAT SOYEZ PATIENT VRAC DâIDĂES EN MATURATION//

Le SĂądhu, en orange, me dit:
– Va pas voir le type en noir, il sait tout mais câest imbitable.
Le SĂądhu en noir me dit:
– Maintenant que tâes lĂ , le mieux, câest quâon ne parle pas, le moins possible.
On risquerait de dire une connerie. Le mec devant, il est quand mĂȘme en train de brĂ»ler, on va observer. Tu vas voir, Ă chaque fois, il se passe un truc, mais faut pas le rĂ©pĂ©ter au type en orange.
SĂądhu Aghori-2009
ApparentĂ©s au ShivaĂŻsme tantrique, les aghoris ont la rĂ©putation en Inde dâutiliser des pratiques subversives, telles la consommation dâalcool et de drogues ainsi que la mĂ©ditation sur des lieux considĂ©rĂ©s comme impurs par la sociĂ©tĂ© hindoue comme les crĂ©matoires (Smashan); autant de moyens dâaccĂ©der Ă la libĂ©ration de lâesprit et Ă lâĂ©mancipation finale des cycles de rĂ©incarnation (Moksha). Quoique pouvant consommer des charognes humaines, ils se dĂ©clarent vĂ©gĂ©tariens. https://www.aghori.it/breve_storia.htm
2009-BĂ©narĂšs, Harishchandra ghat âŁ

« Il y a un point dans la conscience oĂč rien n’existe. Choc. NĂ©ant. Silence. Vide. Transe. Absence. Gouffre. VacuitĂ©. Vacuum. Tant de mots et cependant rien ne capte ce point, le point de vie, le point de mort… C’est pour le dĂ©couvrir que BĂ©narĂšs est, ce n’est pas parce que ses sages ont trouvĂ© ce point, mais, prĂ©cisĂ©ment, parce qu’ils ne l’ont jamais trouvĂ©. »
Vijay Singh dans « Jaya Ganga, Le Gange et son double ».. *

2013 Crémation du professeur*.
Manikarnika Ghùt est le lieu du passage de la mort à la vie éternelle.
Les bains dans le Gange permettent de laver de tous les péchés.
Le feu purificateur des bĂ»chers de crĂ©mation: permet dâen finir avec le cycle des rĂ©incarnations (le samsara) et dâatteindre la moksha (lâĂ©quivalent du nirvana pour les bouddhistes). Ici, en ce lieu le plus sacrĂ© de VĂąrĂąnasĂź, chaque parole et chaque geste prennent une importance fondamentale pour les Hindous qui viennent accompagner leurs dĂ©funts ou qui sây rendent de leur vivant pour y attendre la mort. Cette est ville considĂ©rĂ©e comme l’une des villes les plus anciennement habitĂ©es du monde. La tradition Mythologique la fait remonter Ă 3000 ans avant notre Ăšre. VĂąrĂąnasĂź est la capitale spirituelle de l’Inde.


« Ram Nam Satya Hai/Ram Nam Satya Hai » (« Le nom de Ram/Dieu est vĂ©ritĂ© »). A intervalles rĂ©guliers, ce cri rĂ©sonne dans les ruelles tortueuses de la vieille ville de VĂąrĂąnasĂź. Quelques secondes plus tard apparaĂźt un cortĂšge funĂ©raire, les hommes de la famille transportant une dĂ©pouille sur un brancard de bambous. Un coup dâĆil au linceul suffit pour renseigner sur lâidentitĂ© du dĂ©funt: blanc pour un homme, rouge pour une femme. Jaune dorĂ© s’il s’agit d’une personne ĂągĂ©e: or, un vieil homme, orange une vieille femme Certains ne seront pas incinĂ©rĂ©s : – les SĂądhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel Ă©levĂ©. – les femmes enceintes, car le fĆtus n’est pas encore formĂ©. – les enfants ĂągĂ©s de moins de 10 ans en raison de leur immaturitĂ©. -les personnes mordues par un serpent. Cet animal Ă©tant liĂ© Ă Shiva, il n’est pas nĂ©cessaire de les incinĂ©rer. – les lĂ©preux et variolĂ©s afin de ne pas se brouiller avec les Dieux. Une barque attend pour emmener ses cadavres lestĂ©s dâune grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger.
Lâhomme le plus riche de BĂ©narĂšs est un intouchable de la caste des Doms. Sa bonne fortune vient des bĂ»chers, rare sont ceux qui connaissent le juste prix dâune crĂ©mation, câest une nĂ©gociation estimĂ©e au prix du stĂšre de bois, Ă la tĂȘte du client. Il y a une chose unique dans ce mĂ©tier, et nous seul savons ce que câest. Ici on ne badine pas avec l’odeur, les corps sont lavĂ©s, enduits dâonguents et rĂ©guliĂšrement trempĂ© dans les eaux sacrĂ©es du Ganges, considĂ©rĂ© comme la longue chevelure du Dieu Shiva. Le parfum savamment Ă©picĂ© et ce lacustre rituel resteront gravĂ©, chez celui qui a passĂ© sa journĂ©e et sa nuit en cet endroit de passage de la mort terrestre vers lâunivers cĂ©leste, le regard sera Ă tout jamais envoutĂ©. La caste de ces gardiens de brasiers passeur dâĂąmes, force le respect, ils sont fiers dâachever adroitement, les modalitĂ©s pour ce voyage, qui pour le profane semble ĂȘtre un funeste chaos empreint dâune atmosphĂšre captivante.
Celui qui y assiste de prĂšs avec la curieuse intention de raconter cela dans sa contrĂ©e doit dâabord demander la permission, ces hommes modestes vous raconteront dâĂ©gal Ă Ă©gal qui ils sont, qui Ă©taient leurs parents, depuis combien de temps leurs histoires personnelles les a amenĂ© frĂ©quenter les coulisses de la mort. Ils guideront vos pas afin de ne pas dĂ©ranger les dĂ©pouilles oĂč les esprits qui en ce lieu si chargĂ©, semblent avoir pris une forme physique Ă©tonnamment rĂ©el. Tout le quartier est informĂ© de votre prĂ©sence et de vos intentions, de qui vous ĂȘtes au-delĂ de vos masques et de comment vous avez fait avec vos propres dĂ©funts. Il sera important de porter attention au gout et cout du lait ainsi quâau beurre de moutarde qui ressemble Ă du miel. Il est bienvenu, de donner Ă partager sa vĂ©ritable histoire et de participer Ă apporter quelques bĂ»ches pour une famille dont le corps est en file dâattente, faute du minimum requis de combustible. Une seule rue mĂšne Ă Manikarnika, les cortĂšges la descendent, traversant la foule dâobstacles des ruelles indiennes en rĂ©pĂ©tant « Ram Naam Satya Hait », aucun corps ne lâa remontĂ©. Des parents plus pauvres encore, seraient allĂ©e directement Ă Harish Chandra GhĂąt oĂč la crĂ©mation Ă©lectrique ne coute que trois euros…)


Un soir en rentrant, regardant dans ma chambre noire les photographies du soir, je m’aperçois que la derniĂšre silhouette venant du bĂ»cher semblait fĂ©minine.
Pourtant, les femmes y sont interdites et ce pour plusieurs raisons:
Leurs larmes ne doivent pas venir empĂȘcher lâĂąme des dĂ©funts de partir dans le dĂ©but du voyage. Alors, les larmes restent Ă la maison pour le dĂ©but et la suite du rituel. Peut-ĂȘtre mĂȘme que cette histoire remonte Ă la lĂ©gendaire boucle dâoreille que la DĂ©esse Sati fit tomber, crĂ©ant un puits (de larmes) devenu le temple de Manikarnika.
Il y a aussi dans cette silhouette le souvenir de la âSati daha` qui veut dire littĂ©ralement « brĂ»ler la veuve »…
Cette ombre fantĂŽme surgissant des flammes me fit penser Ă ce rite, qui nâa plus court Ă ce jour…

Manikarnika est une autoroute pour lâĂ©ternitĂ©..
Pour avoir fait cramer mes frĂšres puis mes parents dans diffĂ©rents crĂ©matoriums, je confirme quâici, seul le PĂšre Lachaise mâa semblĂ© assez puissant pour virer les dĂ©mons.








Quelques 200 corps ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©s dans un espace confinĂ© pas plus grand que la moitiĂ© d’un court de tennis.
Le fleuve est haut en cette saison et concentre les cĂ©rĂ©monies autour des temples principaux. Les Doms n’approchent plus les brasiers de trop prĂšs Ă cette heure tardive. La pierre et l’acier sont rougeoyants.


Manikarnika est le centre de cette citĂ© sacrĂ©, les Doms vous diront que ce lieu existe depuis 5000 ans, croyez les sur parole, un point c’est tout.

Lecture. Un pâtit cafĂ© ? 2009. Le retour du pĂ©nible.
Jamais je nâavais tant essayĂ© en vain de changer le destin dâune jeune femme dont le rĂȘve le plus fort Ă©tait de rejoindre sa dĂ©funte sĆur jumelle. Cela faisait un an que je ne lâavais pas revue. Un soir dâhiver, elle mâappela pour me faire part de son suicide imminent. Alors jâai fait tout ce qui Ă©tait humainement possible pour tenter dâempĂȘcher son geste et jâai remuĂ© ciel et terre pour la sortir de cette impasse. Le prĂȘtre, le psychiatre, le commissaire, son pĂšre mĂ©decin, sa famille ont compris ce qui allait se passer, et personne nâa rien pu faire. Florence a mis fin Ă sa souffrance au mois de mars ; sa schizophrĂ©nie Ă©tait bien trop violente pour supporter la vie.
Au mois de juin, je me suis pris un autre camion dans la tronche en dĂ©couvrant le corps inerte de ma mĂšre, en pleine dĂ©composition, dans son lit, lĂ oĂč elle voulait partir et non dans un hĂŽpital. Alors il a fallu la casser pour la mettre dans le cercueil avant de clouer. Jâen avais vu, des choses dĂ©rangeantes, mais lĂ , tout de mĂȘme⊠Le coordinateur des fossoyeurs mâalluma un cigare pour garder le cĆur accrochĂ©, un solide RomĂ©o de mon pĂšre. Lui Ă©tait parti au ciel depuis lâhĂŽpital quelques annĂ©es auparavant. En quittant la chambre du service oĂč il est dĂ©cĂ©dĂ©, un moment, mes jambes ont failli, et jâai dĂ» mâappuyer pour ne pas vaciller. Câest important dâassister Ă la mort de son pĂšre. Ă ce moment-lĂ , je me suis souvenu physiquement que, lorsque jâĂ©tais enfant, mes jambes ne me portaient pas encore : câĂ©tait bien lui qui sâoccupait de me porter. Me voilĂ dans cet appartement oĂč jâai grandi une partie de mon enfance, et il faut Ă prĂ©sent que je le nettoie puisque le bail a pris fin. Ma sĆur, elle, vit Ă la campagne, dans une autre famille. Elle est invalide. Je la prĂ©viendrai demain. Pour me donner du baume au cĆur, je chantonne et je fais revenir en souvenir mes deux frĂšres dĂ©cĂ©dĂ©s quelques annĂ©es plus tĂŽt : lâun, se suicidant, ne pouvant supporter sa psychose, sâĂ©tait mis en croix devant le train direct ; lâautre, le grand, je lâavais retrouvĂ© mort en plein dĂ©gazage, le lendemain de NoĂ«l, parti violemment dâune overdose. Je me souviendrai assez longtemps de cette odeur indĂ©collable que jâai dĂ» garder sur moi quelques jours, jusquâĂ la fin de lâautopsie, Ă©tant retenu par les services judiciaires en tant que premier tĂ©moin dâune mort suspecteâŠJe rencontre une femme cet Ă©tĂ©-là ⊠La vie semble revenir. Elle attend un enfant de moi. Elle ne veut â ne peut â pas le garder : enceinte de trois mois, elle avorte. Je mâĂ©tais plongĂ© dans cette paternitĂ©. La douleur fut physique ; câest comme si jâavais pris un coup de genou dans les parties. Ma colĂšre va vers Dieu, Ă qui je reproche de mâavoir montrĂ© la lumiĂšre de la vie qui prend forme pour me la retirer si violemment. Putain de karma. Putain de blasphĂšme. Mon grand-pĂšre spirituel meurt en juin : câest la mort du grand acupuncteur. Ses funĂ©railles ressemblent, par leur grandeur, Ă un opĂ©ra de Faust. Jâai 5 000 ⏠sur mon Codevi. Je pars en Asie : ThaĂŻlande, les Ăźles, Bangkok, Siem Reap au Cambodge, oĂč je vis un souvenir Ă©trange. Câest dans ce pays que le petit frĂšre de ma mĂšre, mon oncle Gilles Caron, a disparu en 1970 durant la guerre. Bangkok, Luang Prabang au Laos â sympa ! Mais câest un chouia comme Venise : câest mieux Ă deuxâŠ
Bangkok puis VĂąrĂąnasĂź : me voilĂ foulant les pas de mon grand frĂšre, ayant vĂ©cu plus de quinze ans en Inde. En dĂ©barquant Ă BĂ©narĂšs, le chauffeur de taxi se retourne et, avec un sourire gĂ©nĂ©reux, me dit : « Bienvenue dans la citĂ© des Dieux ! » En fait, ça fait bientĂŽt deux mois que je nâai pas parlĂ© avec quelquâun en dehors des Ă©changes de convenances. Un aprĂšs-midi, je tombe sur un couple â au moins du Larzac ! Le mec est curieux ; je lui balance ma sauce sur mes derniers mois. Au fil de la conversation, je vois ses Ă©paules se voĂ»ter⊠Je dĂ©ambule prĂšs dâHaris Chandra Burning GhĂąt et assiste au dĂ©part dâune crĂ©mation, celle dâune vieille femme qui pourrait ĂȘtre ma mĂšre⊠Il y a une dizaine de touristes occidentaux et des centaines dâIndiens. Un gamin me tire par la manche : un sĂądhu vĂȘtu de noir veut que je vienne mâasseoir avec dâautres sĂądhus, plus en couleur, autour du feu sacrĂ©. Il mâa vu, et il a vu. Il me propose le chilom ; je lui fais dire par un pseudo-laĂŻc que jâai arrĂȘtĂ© de bĂ©dave il y a quelques annĂ©es, pour des raisons de santĂ©, et je lui fais pĂ©ter un cigare⊠Baba Gopal ne parle pas un mot dâanglais. Dâailleurs, ici, on ne parle pas pour ne rien dire ; les gens viennent ici pour mourir. Je passerai la journĂ©e avec lui et lâaccompagnerai le long des rives du Gange comme deux vieux compĂšres de toujours, jusquâĂ Manikarnika.
(Fin de la premiĂšre partie)

«La sĂ©rĂ©nitĂ© ne peut ĂȘtre atteinte que par un esprit dĂ©sespĂ©rĂ© et, pour ĂȘtre dĂ©sespĂ©rĂ©, il faut avoir beaucoup vĂ©cu et aimer encore le monde.» â Blaise Cendrars
Fin de la premiĂšre partie de ce voyage au bout de ma nuit, la suite arrive… Faites une pose…
Textes et images en cours d’importation, en attendant et en guise de teaser, d’entracte ou histoire de respirer, prendre l’air,
il y a d’autres mĂ©thodes sympa, et 100% Bio âŁmais faut des vautours…
Mon taff c’est d’aller explorer le monde de la nuit et de ramener ce tĂ©moignage aux personnes qui vivent dans le monde du jour.(Citation de Jean-Paul Mari, grand reporter, que je dĂ©tourne et fais mienne ce jour)…

Au premier plan, Ă droite, une vue sur la Dom Raja, demeure du roi des Dom,
que l’on reconnait Ă ses deux tigres symbolisant la richesse des descendants de la famille de Dom Kallu.
Cette caste d’intouchables dĂ©tient depuis la nuit des temps le business de la mort Ă BĂ©narĂšs et de ce fait,
ses hĂ©ritiers sont la plus grosse fortune de la citĂ©…

– Ici et pour toujours fais attention Ă tes mots. Les gens, lĂ , viennent pour y mourir…


Leur tĂąche est ingrate, lâimpur est contagieux. La basse caste des Dom’s de BĂ©narĂšs est toutefois redoutĂ©e; on la mĂ©prise sans se mĂ©prendre ! Qui donc accompagnerait le trĂ©pas vers la moksha?


La famille devra rajouter Ă cela les divers encens, draperies et ornements floraux de la dĂ©pouille pour amĂ©liorer la beautĂ© du geste et l’efficacitĂ© du rituel. AprĂšs un deuil de 13 jours, une fĂȘte Ă la mĂ©moire du dĂ©funt sera organisĂ©e Ă la maison. Les brahmanes seront rĂ©munĂ©rĂ©s avant le dĂ©part du rituel du feu et pourront assister aux priĂšres et chants Ă la fin de la pĂ©riode de deuil. La mort ici est aussi triste quâailleurs pour la famille, mĂȘme si la sĂ©rĂ©nitĂ© rĂšgne aux vues des croyances ancestrales libĂ©ratrices, profondĂ©ment ancrĂ©es dans la foi des hindous.
(….)* Le Kg de bois Ă©tant adaptĂ© Ă la bourse de chaque famille et en temps qu’ancien bĂ»cheron et de la partie, je/nous ne pouvons donner cette information..



Il reviendra tĂȘte rasĂ©e et recouverte uniquement dâun « lungi », un grand drap blanc.

-Rencontre avec le Bramhane du jour, afin d’obtenir la permission nĂ©gociable de faire quelques images. – 2011: Livraison d’une dizaine de stĂšres de bois Ă BĂ©narĂšs. – C’est la caste des Yadaws qui sous-traite pour le compte des Doms le commerce du bois. – Bain purificateur des dĂ©funts dans le Gange avant la crĂ©mation. – Beurre clarifiĂ© sur un riche dĂ©funt, facilitant le dĂ©part du feu de la crĂ©mation. – 2009 Bain purificateur d’un dĂ©funt dans le Gange..

Om, toutes mes dévotions à Shiva,
le principe suprĂȘme de Dieu,
Absorber la nĂ©gativitĂ© du monde pour l’empĂȘcher de nous empoisonner.
Vous ĂȘtes la principale source qui soulage nos souffrances,
nous parvient sous la forme de ce majestueux mantra
pour faire disparaĂźtre notre peur et notre souffrance.
Grùce à votre bienveillante bénédiction, ma crainte est apaisée.
ainsi que ma douleur et mon anxiété.
Je vous offre les fruits de toutes mes Ćuvres,
ainsi détruire mon lien karmique.
Je T’adore en tant qu’Ătre Ă©ternel, et en dĂ©voilant la sagesse et en levant les blocages de mon cĆur, la lumiĂšre divine sera gĂ©nĂ©rĂ©e.
Dissipe mes pensées négatives de toutes les maniÚres dont tu dissipes la peur.
Vous résidez dans le royaume de la sagesse et accordez la vision transcendantale de la MÚre Divine.
Ă Ăternel, maĂźtre de tous les royaumes, puisse l’extase de l’Ăąme remplacer l’obsession personnelle.
Déesse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumiÚre divine.
MĂšre Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les tĂ©nĂšbres divines.
Om, toutes mes dévotions à Shiva,
Dissous avec force tout ce qui m’inspire la peur et, une fois pour toutes, fais disparaĂźtre ma souffrance.
Sans cesse, sans fin, je t’appelle,
qui élimine la souffrance et la peur grùce à la récitation du mantra japa,
Veuillez bannir les influences négatives de tous les mondes.
Tu es ta propre cause Ă©tant la Personne SuprĂȘme,
Omniprésent, toujours avec moi.
Vous réagissez immédiatement et me protégez à maintes reprises ;
J’offre mon ĂȘtre purifiĂ© en oblation Ă ton feu divin, cette shakti guĂ©risseuse, pour ĂȘtre libĂ©rĂ©.
MĂšre Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les tĂ©nĂšbres divines.
Déesse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumiÚre divine.
Vous apportez la libĂ©ration de la mort et de la renaissance, du ciel et de l’enfer.
Les rĂ©cits de ta grĂące rĂ©demptrice sont connus dans les trois mondes et pĂ©nĂštrent jusqu’Ă :
royaumes des ĂȘtres de lumiĂšre,
royaumes des ĂȘtres magiques,
royaumes de brahmanes déchus,
royaumes de ceux du vent,
royaumes des morts-vivants (possédés par les Vetala),
royaumes des déesses de la nature primitive,
royaumes des muses, danseuses du ciel,
royaumes de tous les esprits primitifs et élémentaires,
royaumes des déesses du désir
royaumes de tous ceux qui sont nés dans un ventre
royaumes de toutes cultures et de tous pays,
tous les domaines de l’ignorance dĂ©bilitante.
Tu es le tueur de sang-froid
qui détruit, élimine et dévore
ce qui entrave la vision transcendantale de la MĂšre Divine.
Brûlez ma saleté.
J’offre mon ĂȘtre purifiĂ© en oblation Ă ton feu divin, cette shakti guĂ©risseuse, pour ĂȘtre libĂ©rĂ©.

Sarvajeet Mukherjee 2009/10 :
En rĂ©alitĂ©, les Aghoris, Ă leur maniĂšre, suivent l’esprit essentiel de l’hindouisme, qui prĂŽne la libĂ©ration du joug du dualisme (laid/beau, bien/mal, pur/impur, etc.). Le dualisme engendre l’ego, qui empĂȘche fondamentalement l’union avec le SuprĂȘme/l’Ăternel. Toutes les pratiques hindoues visent essentiellement Ă atteindre cette UnitĂ©. Ainsi, les Aghoris s’attaquent au problĂšme fondamental en cherchant Ă abolir la distinction entre le pur et l’impur. En maĂźtrisant cette distinction, ils aspirent Ă l’Ă©tat oĂč l’ego/le soi s’anĂ©antit et oĂč seul le soi subsiste. Ainsi, sur le chemin de la spiritualitĂ©, si un ĂȘtre acquiert des pouvoirs dits magiques/surnaturels, cela indique simplement qu’il progresse dans la bonne direction. Ces pouvoirs ne sont que des consĂ©quences de sa quĂȘte de l’UnitĂ©. Ă utiliser comme des commandements du destin. Si l’on succombe Ă ces pouvoirs, au sens oĂč l’on se laisse sĂ©duire et utiliser ces pouvoirs sous l’influence de son ego, l’individu perd immĂ©diatement son objectif, car il devient la proie des caprices et des fantaisies de cet ego/moi mĂȘme qu’il dĂ©sirait anĂ©antir.
Y a une page Wiki à présent: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori & https://www.aghori.it/aghori.htm




le crĂąne d’un dĂ©funt, Ă gauche, vient de s’ouvrir laissant apparaitre le cerveau liquĂ©fiĂ©.



(Texte en cours dâĂ©criture et de recherche, afin de pas trop dire de conneries)
De mĂ©moire, le peu que jâen ai compris…
Un serpent cobra est lové autour du cou du Dieu Shiva représenté par un lingam (symbole phallique).
Le serpent a mordu le Dieu.
Afin quâil nâen devienne pas fou, les hommes doivent lui refroidir la tĂȘte avec l’eau sacrĂ©e du Gange : pour calmer lâattaque du poison mais aussi pour que la paix rĂšgne sur Terre et trouve un Ă©quilibre.
Les fleurs sont une offrande calmante Ă lâendroit de la blessure.
Le lingam reçoit aussi du lait de la vache sacrĂ©e Ă un rythme prĂ©cis…
Le temple chante le tambour et le gong.
Les encens brûlent.
Les deux crĂąnes disposĂ©s lâun sur lâautre (me renvoient Ă Adam et Ăve).
La Trinité ne serait-elle pas née du panthéon des Dieux Hindous :
BrahmĂą, Vishnou et Shiva ?
Lâambiance est puissante : lĂ , dehors, aux marches de ce temple, lâun des centres de cette citĂ© lacustre, 200 corps sont incinĂ©rĂ©s chaque jour depuis la nuit des temps, dans un rituel parfait, afin dâobtenir le nirvana.







– les SĂądhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel Ă©levĂ©.
– les femmes enceintes, car le fĆtus n’est pas encore formĂ©.
– les enfants ĂągĂ©s de moins de 10 ans en raison de leur immaturitĂ©.
– les personnes mordues par un serpent. Cet animal Ă©tant liĂ© Ă Shiva, il n’est pas nĂ©cessaire de les incinĂ©rer.
– les lĂ©preux et variolĂ©s afin de ne pas se brouiller avec les Dieux.
Une barque attend pour emmener ces cadavres lestĂ©s dâune grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger.




Mes salutations Ă ceux qui ne sont pas terribles, Ă ceux qui sont terribles, et Ă ceux qui sont Ă la fois terribles et pas terribles.
En tout lieu et en tout temps, je m’incline devant toutes les formes de Rudra.

SEE YOU SOON
Y a une page Wiki à présent: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori & https://www.aghori.it/aghori.htm & https://www.shriaghoreshwar.org/aghor-aghori-e-aughar/
Rajout 2024, je viens de dĂ©couvrir sur le net ce qui suitâŹïž


Auteur â Kanhaiyalal Nishad Bhairamgarhi
Le Seigneur Shiva est considĂ©rĂ© comme le crĂ©ateur de la secte Aghor. La secte Aghor est une branche mystĂ©rieuse de la secte Shaiva. Les Aghorios sont considĂ©rĂ©s comme effrayants ou dangereux alors qu’Aghor signifie A+Ghor, c’est-Ă -dire qui n’est pas sĂ©vĂšre mais simple, dans lequel il n’y a pas de peur. Le processus pour devenir simple et facile est la philosophie dâAghor.
Les adeptes de la secte Aghor sont Ă©galement connus pour manger la chair des dĂ©funts. Alors que d’un cĂŽtĂ© la viande est intouchable dans l’esprit des gens ordinaires, de l’autre les Aghor Panthis la considĂšrent comme une substance naturelle. En la consommant, ils Ă©quilibrent le cycle naturel et se renforcent pour Aghor Sadhana. Le but d’Aghor Vidya est d’Ă©liminer le sentiment de haine et de maintenir le bien-ĂȘtre public suprĂȘme. Ce Vidya est difficile mais donne des rĂ©sultats immĂ©diats. Ce livre d’Aghori Tantra a Ă©tĂ© publiĂ© pour la premiĂšre fois avec la bĂ©nĂ©diction d’Aghori Baba. Les Aghori Mantra, Aghori Shabar, Aghori Sadhana et Totke qui y sont inclus sont uniques. Aghori Shiva Sadhana Yantra est l’attraction particuliĂšre de ce livre. ????

Pour rester en Inde https://sylvainleser.com/fr/asie-du-sud-inde &âŹïž
&
13 commentaires sur “đ· MANIKARNIKA l’Inde a tuĂ© la mort”