đŸ“· MANIKARNIKA l’Inde a tuĂ© la mort

« Ram Naam Satya Hait »

L’homme de la famille retourne ensuite prĂšs du bĂ»cher. Il jette une cruche en terre, remplie d’eau du Gange par-dessus son Ă©paule. Il s’en va, sans jeter un regard en arriĂšre, se sĂ©parant ainsi du corps du dĂ©funt.

//TEXTE EN COURS D’ÉCRITURE NE PAS REPRODUIRE EN L’ÉTAT SOYEZ PATIENT VRAC D’IDÉES EN MATURATION//

Je les aime bien, ces deux lĂ .
Le SĂądhu, en orange, me dit: 
– Va pas voir le type en noir, il sait tout mais c‘est imbitable. 
Le SĂądhu en noir me dit: 
– Maintenant que t’es lĂ , le mieux, c‘est qu’on ne parle pas, le moins possible. 
On risquerait de dire une connerie. Le mec devant, il est quand mĂȘme en train de brĂ»ler, on va observer. Tu vas voir, Ă  chaque fois, il se passe un truc, mais faut pas le rĂ©pĂ©ter au type en orange.

SĂądhu Aghori-2009
ApparentĂ©s au ShivaĂŻsme tantrique, les aghoris ont la rĂ©putation en Inde d’utiliser des pratiques subversives, telles la consommation d’alcool et de drogues ainsi que la mĂ©ditation sur des lieux considĂ©rĂ©s comme impurs par la sociĂ©tĂ© hindoue comme les crĂ©matoires (Smashan); autant de moyens d’accĂ©der Ă  la libĂ©ration de l’esprit et Ă  l’émancipation finale des cycles de rĂ©incarnation (Moksha). Quoique pouvant consommer des charognes humaines, ils se dĂ©clarent vĂ©gĂ©tariens. https://www.aghori.it/breve_storia.htm
2009-BĂ©narĂšs, Harishchandra ghat ⇣
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori

« Il y a un point dans la conscience oĂč rien n’existe. Choc. NĂ©ant. Silence. Vide. Transe. Absence. Gouffre. VacuitĂ©. Vacuum. Tant de mots et cependant rien ne capte ce point, le point de vie, le point de mort… C’est pour le dĂ©couvrir que BĂ©narĂšs est, ce n’est pas parce que ses sages ont trouvĂ© ce point, mais, prĂ©cisĂ©ment, parce qu’ils ne l’ont jamais trouvĂ©. »
Vijay Singh dans « Jaya Ganga, Le Gange et son double ».. *
L’Inde a tuĂ© la mort

2013 Crémation du professeur*.
Manikarnika Ghùt est le lieu du passage de la mort à la vie éternelle.
Les bains dans le Gange permettent de laver de tous les péchés.
Le feu purificateur des bĂ»chers de crĂ©mation: permet d’en finir avec le cycle des rĂ©incarnations (le samsara) et d’atteindre la moksha (l’équivalent du nirvana pour les bouddhistes). Ici, en ce lieu le plus sacrĂ© de VĂąrĂąnasĂź, chaque parole et chaque geste prennent une importance fondamentale pour les Hindous qui viennent accompagner leurs dĂ©funts ou qui s’y rendent de leur vivant pour y attendre la mort. Cette est ville considĂ©rĂ©e comme l’une des villes les plus anciennement habitĂ©es du monde. La tradition Mythologique la fait remonter Ă  3000 ans avant notre Ăšre. VĂąrĂąnasĂź est la capitale spirituelle de l’Inde.
La boite noire du photographe capte parfois bien plus que ce que l’Ɠil voit, cette image sous entend des choses mystĂ©rieuses concernant les Ăąmes et les esprits qui apparaissent dans les fumĂ©es des bĂ»chers des corps qui se consument, et mĂ©riterait un grand tirage.
« BĂ©narĂšs est plus ancienne que l’histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne mĂȘme que la lĂ©gende, et a l’air deux fois plus ancienne que toutes les trois rĂ©unies .»

« Ram Nam Satya Hai/Ram Nam Satya Hai » (« Le nom de Ram/Dieu est vĂ©ritĂ© »). A intervalles rĂ©guliers, ce cri rĂ©sonne dans les ruelles tortueuses de la vieille ville de VĂąrĂąnasĂź. Quelques secondes plus tard apparaĂźt un cortĂšge funĂ©raire, les hommes de la famille transportant une dĂ©pouille sur un brancard de bambous. Un coup d’Ɠil au linceul suffit pour renseigner sur l’identitĂ© du dĂ©funt: blanc pour un homme, rouge pour une femme. Jaune dorĂ© s’il s’agit d’une personne ĂągĂ©e: or, un vieil homme, orange une vieille femme Certains ne seront pas incinĂ©rĂ©s : – les SĂądhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel Ă©levĂ©. – les femmes enceintes, car le fƓtus n’est pas encore formĂ©. – les enfants ĂągĂ©s de moins de 10 ans en raison de leur immaturitĂ©. -les personnes mordues par un serpent. Cet animal Ă©tant liĂ© Ă  Shiva, il n’est pas nĂ©cessaire de les incinĂ©rer. – les lĂ©preux et variolĂ©s afin de ne pas se brouiller avec les Dieux. Une barque attend pour emmener ses cadavres lestĂ©s d’une grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger. 
L’homme le plus riche de BĂ©narĂšs est un intouchable de la caste des Doms. Sa bonne fortune vient des bĂ»chers, rare sont ceux qui connaissent le juste prix d’une crĂ©mation, c’est une nĂ©gociation estimĂ©e au prix du stĂšre de bois, Ă  la tĂȘte du client. Il y a une chose unique dans ce mĂ©tier, et nous seul savons ce que c’est. Ici on ne badine pas avec l’odeur, les corps sont lavĂ©s, enduits d’onguents et rĂ©guliĂšrement trempĂ© dans les eaux sacrĂ©es du Ganges, considĂ©rĂ© comme la longue chevelure du Dieu Shiva. Le parfum savamment Ă©picĂ© et ce lacustre rituel resteront gravĂ©, chez celui qui a passĂ© sa journĂ©e et sa nuit en cet endroit de passage de la mort terrestre vers l’univers cĂ©leste, le regard sera Ă  tout jamais envoutĂ©. La caste de ces gardiens de brasiers passeur d’ñmes, force le respect, ils sont fiers d’achever adroitement, les modalitĂ©s pour ce voyage, qui pour le profane semble ĂȘtre un funeste chaos empreint d’une atmosphĂšre captivante.
Celui qui y assiste de prĂšs avec la curieuse intention de raconter cela dans sa contrĂ©e doit d’abord demander la permission, ces hommes modestes vous raconteront d’égal Ă  Ă©gal qui ils sont, qui Ă©taient leurs parents, depuis combien de temps leurs histoires personnelles les a amenĂ© frĂ©quenter les coulisses de la mort. Ils guideront vos pas afin de ne pas dĂ©ranger les dĂ©pouilles oĂč les esprits qui en ce lieu si chargĂ©, semblent avoir pris une forme physique Ă©tonnamment rĂ©el. Tout le quartier est informĂ© de votre prĂ©sence et de vos intentions, de qui vous ĂȘtes au-delĂ  de vos masques et de comment vous avez fait avec vos propres dĂ©funts. Il sera important de porter attention au gout et cout du lait ainsi qu’au beurre de moutarde qui ressemble Ă  du miel. Il est bienvenu, de donner Ă  partager sa vĂ©ritable histoire et de participer Ă  apporter quelques bĂ»ches pour une famille dont le corps est en file d’attente, faute du minimum requis de combustible. Une seule rue mĂšne Ă  Manikarnika, les cortĂšges la descendent, traversant la foule d’obstacles des ruelles indiennes en rĂ©pĂ©tant « Ram Naam Satya Hait », aucun corps ne l’a remontĂ©. Des parents plus pauvres encore, seraient allĂ©e directement Ă  Harish Chandra GhĂąt oĂč la crĂ©mation Ă©lectrique ne coute que trois euros…)
Le fils ainĂ© lors de la crĂ©mation de son pĂšre, un honnĂȘte professeur* me dira-t’il..
La silhouette fantîme d’une Sati

Un soir en rentrant, regardant dans ma chambre noire les photographies du soir, je m’aperçois que la derniĂšre silhouette venant du bĂ»cher semblait fĂ©minine.
Pourtant, les femmes y sont interdites et ce pour plusieurs raisons: 
Leurs larmes ne doivent pas venir empĂȘcher l’ñme des dĂ©funts de partir dans le dĂ©but du voyage. Alors, les larmes restent Ă  la maison pour le dĂ©but et la suite du rituel. Peut-ĂȘtre mĂȘme que cette histoire remonte Ă  la lĂ©gendaire boucle d’oreille que la DĂ©esse Sati fit tomber, crĂ©ant un puits (de larmes) devenu le temple de Manikarnika.
Il y a aussi dans cette silhouette le souvenir de la ‘Sati daha` qui veut dire littĂ©ralement « brĂ»ler la veuve »…
Cette ombre fantĂŽme surgissant des flammes me fit penser Ă  ce rite, qui n’a plus court Ă  ce jour…
Mourir à BénarÚs est une bénédiction pour un Hindou.

Manikarnika est une autoroute pour l’éternitĂ©..
Pour avoir fait cramer mes frĂšres puis mes parents dans diffĂ©rents crĂ©matoriums, je confirme qu’ici, seul le PĂšre Lachaise m’a semblĂ© assez puissant pour virer les dĂ©mons.
Chaque crĂ©mation suivra le mĂȘme rituel immuable. Au milieu des vaches qui s’abreuvent avant d’aller de retourner errer autour des bĂ»chers, le dĂ©funt est baignĂ© pour la derniĂšre fois dans le Gange. Le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie, l’homme le plus ĂągĂ© de la famille, est ensuite emmenĂ© pour se prĂ©parer Ă  la suite du rituel. Il reviendra tĂȘte rasĂ©e et recouverte uniquement d’un « lungi », un grand drap blanc. Pendant ce temps le cadavre est disposĂ© par les proches sur le bĂ»cher, orientĂ© la tĂȘte vers le sud, la direction des morts. Muni d’une gerbe de paille de foin allumĂ©e par le feu du temple, le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie doit faire cinq fois le tour du bĂ»cher avant de l’enflammer. De la poudre de bois de santal, du camphre et le beurre clarifiĂ© sont gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©s pour faciliter l’embrasement. Le corps brĂ»lera en trois quatre heures environ et l’explosion du crĂąne sera facilitĂ©e par un Dom d’un coup de bambou, ce qui symbolise la libĂ©ration de l’Ăąme.
Le dĂ©funt sera bientĂŽt portĂ© jusqu’Ă  son dernier lit de bois.
Pendant ce temps le cadavre est disposĂ© par les proches sur le bĂ»cher, orientĂ© la tĂȘte vers le sud, la direction des morts.
Un Dom, gardien de bĂ»cher, s’apprĂȘte Ă  libĂ©rer l’ñme du dĂ©funt en lui brisant le crĂąne d’un coup de bambou.
Une crĂ©mation dure quatre heures, en moyenne, mais selon la sĂ©cheresse du corps ou le nombre de brasiers en cours, la chaleur augmente et certains partent en moins de trois heures.
Portrait de Dom’s
– AprĂšs avoir portĂ© le dĂ©funt, la famille se baigne dans le Gange. – La flamme Ă©ternelle de Shiva. – Lorsque les boeufs auront dĂ©cidĂ© de laisser la place, les corps pourront ĂȘtre baignĂ©s dans le Gange avant la crĂ©mation.  – Le fils ainĂ© du professeur, assiste Ă  la crĂ©mation de son pĂšre.
La journĂ©e passe…
Quelques 200 corps ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©s dans un espace confinĂ© pas plus grand que la moitiĂ© d’un court de tennis. 
Le fleuve est haut en cette saison et concentre les cĂ©rĂ©monies autour des temples principaux. Les Doms n’approchent plus les brasiers de trop prĂšs Ă  cette heure tardive. La pierre et l’acier sont rougeoyants.
– 2009 BĂ»cher matinale – 2013 Fin d’aprĂšs midi, des formes apparaissent dans les cendres – 2013 Les flammes – 2011 Un chargĂ© de bĂ»cher replace une jambe incandescente dans le feu..
Mark Twain a dit: « BĂ©nares est plus vieille que l’histoire, plus vieille que la tradition, mĂȘme plus vieille que la lĂ©gende, et elle a l’air d’ĂȘtre plus vieille que toutes les trois ensemble. »
Manikarnika est le centre de cette citĂ© sacrĂ©, les Doms vous diront que ce lieu existe depuis 5000 ans, croyez les sur parole, un point c’est tout.
PrĂ©ambule – Permission – Note d’intention
Lecture. Un p’tit cafĂ© ? 2009. Le retour du pĂ©nible.
Jamais je n’avais tant essayĂ© en vain de changer le destin d’une jeune femme dont le rĂȘve le plus fort Ă©tait de rejoindre sa dĂ©funte sƓur jumelle. Cela faisait un an que je ne l’avais pas revue. Un soir d’hiver, elle m’appela pour me faire part de son suicide imminent. Alors j’ai fait tout ce qui Ă©tait humainement possible pour tenter d’empĂȘcher son geste et j’ai remuĂ© ciel et terre pour la sortir de cette impasse. Le prĂȘtre, le psychiatre, le commissaire, son pĂšre mĂ©decin, sa famille ont compris ce qui allait se passer, et personne n’a rien pu faire. Florence a mis fin Ă  sa souffrance au mois de mars ; sa schizophrĂ©nie Ă©tait bien trop violente pour supporter la vie.
Au mois de juin, je me suis pris un autre camion dans la tronche en dĂ©couvrant le corps inerte de ma mĂšre, en pleine dĂ©composition, dans son lit, lĂ  oĂč elle voulait partir et non dans un hĂŽpital. Alors il a fallu la casser pour la mettre dans le cercueil avant de clouer. J’en avais vu, des choses dĂ©rangeantes, mais lĂ , tout de mĂȘme
 Le coordinateur des fossoyeurs m’alluma un cigare pour garder le cƓur accrochĂ©, un solide RomĂ©o de mon pĂšre. Lui Ă©tait parti au ciel depuis l’hĂŽpital quelques annĂ©es auparavant. En quittant la chambre du service oĂč il est dĂ©cĂ©dĂ©, un moment, mes jambes ont failli, et j’ai dĂ» m’appuyer pour ne pas vaciller. C’est important d’assister Ă  la mort de son pĂšre. À ce moment-lĂ , je me suis souvenu physiquement que, lorsque j’étais enfant, mes jambes ne me portaient pas encore : c’était bien lui qui s’occupait de me porter. Me voilĂ  dans cet appartement oĂč j’ai grandi une partie de mon enfance, et il faut Ă  prĂ©sent que je le nettoie puisque le bail a pris fin. Ma sƓur, elle, vit Ă  la campagne, dans une autre famille. Elle est invalide. Je la prĂ©viendrai demain. Pour me donner du baume au cƓur, je chantonne et je fais revenir en souvenir mes deux frĂšres dĂ©cĂ©dĂ©s quelques annĂ©es plus tĂŽt : l’un, se suicidant, ne pouvant supporter sa psychose, s’était mis en croix devant le train direct ; l’autre, le grand, je l’avais retrouvĂ© mort en plein dĂ©gazage, le lendemain de NoĂ«l, parti violemment d’une overdose. Je me souviendrai assez longtemps de cette odeur indĂ©collable que j’ai dĂ» garder sur moi quelques jours, jusqu’à la fin de l’autopsie, Ă©tant retenu par les services judiciaires en tant que premier tĂ©moin d’une mort suspecte
Je rencontre une femme cet Ă©tĂ©-là
 La vie semble revenir. Elle attend un enfant de moi. Elle ne veut — ne peut — pas le garder : enceinte de trois mois, elle avorte. Je m’étais plongĂ© dans cette paternitĂ©. La douleur fut physique ; c’est comme si j’avais pris un coup de genou dans les parties. Ma colĂšre va vers Dieu, Ă  qui je reproche de m’avoir montrĂ© la lumiĂšre de la vie qui prend forme pour me la retirer si violemment. Putain de karma. Putain de blasphĂšme. Mon grand-pĂšre spirituel meurt en juin : c’est la mort du grand acupuncteur. Ses funĂ©railles ressemblent, par leur grandeur, Ă  un opĂ©ra de Faust. J’ai 5 000 € sur mon Codevi. Je pars en Asie : ThaĂŻlande, les Ăźles, Bangkok, Siem Reap au Cambodge, oĂč je vis un souvenir Ă©trange. C’est dans ce pays que le petit frĂšre de ma mĂšre, mon oncle Gilles Caron, a disparu en 1970 durant la guerre. Bangkok, Luang Prabang au Laos — sympa ! Mais c’est un chouia comme Venise : c’est mieux Ă  deux

Bangkok puis VĂąrĂąnasĂź : me voilĂ  foulant les pas de mon grand frĂšre, ayant vĂ©cu plus de quinze ans en Inde. En dĂ©barquant Ă  BĂ©narĂšs, le chauffeur de taxi se retourne et, avec un sourire gĂ©nĂ©reux, me dit : « Bienvenue dans la citĂ© des Dieux ! » En fait, ça fait bientĂŽt deux mois que je n’ai pas parlĂ© avec quelqu’un en dehors des Ă©changes de convenances. Un aprĂšs-midi, je tombe sur un couple — au moins du Larzac ! Le mec est curieux ; je lui balance ma sauce sur mes derniers mois. Au fil de la conversation, je vois ses Ă©paules se voĂ»ter
 Je dĂ©ambule prĂšs d’Haris Chandra Burning GhĂąt et assiste au dĂ©part d’une crĂ©mation, celle d’une vieille femme qui pourrait ĂȘtre ma mĂšre
 Il y a une dizaine de touristes occidentaux et des centaines d’Indiens. Un gamin me tire par la manche : un sĂądhu vĂȘtu de noir veut que je vienne m’asseoir avec d’autres sĂądhus, plus en couleur, autour du feu sacrĂ©. Il m’a vu, et il a vu. Il me propose le chilom ; je lui fais dire par un pseudo-laĂŻc que j’ai arrĂȘtĂ© de bĂ©dave il y a quelques annĂ©es, pour des raisons de santĂ©, et je lui fais pĂ©ter un cigare
 Baba Gopal ne parle pas un mot d’anglais. D’ailleurs, ici, on ne parle pas pour ne rien dire ; les gens viennent ici pour mourir. Je passerai la journĂ©e avec lui et l’accompagnerai le long des rives du Gange comme deux vieux compĂšres de toujours, jusqu’à Manikarnika.
(Fin de la premiĂšre partie)
Bain dans le Ganges 2009
«La sĂ©rĂ©nitĂ© ne peut ĂȘtre atteinte que par un esprit dĂ©sespĂ©rĂ© et, pour ĂȘtre dĂ©sespĂ©rĂ©, il faut avoir beaucoup vĂ©cu et aimer encore le monde.» – Blaise Cendrars

Fin de la premiĂšre partie de ce voyage au bout de ma nuit, la suite arrive… Faites une pose…
Textes et images en cours d’importation, en attendant et en guise de teaser, d’entracte ou histoire de respirer, prendre l’air,
il y a d’autres mĂ©thodes sympa, et 100% Bio ⇣mais faut des vautours…

https://www.youtube.com/watch?v=n9zvLew7n3U&t=20s&fbclid=IwAR0f6hpwd4EO4QqktwnMnnfT8v2lD820pY4AiuHr7xpGtsb33PhBoIYLHoE

Mon taff c’est d’aller explorer le monde de la nuit et de ramener ce tĂ©moignage aux personnes qui vivent dans le monde du jour.(Citation de Jean-Paul Mari, grand reporter, que je dĂ©tourne et fais mienne ce jour)…

La citĂ© des Dieux 
Au premier plan, Ă  droite, une vue sur la Dom Raja, demeure du roi des Dom,
que l’on reconnait Ă  ses deux tigres symbolisant la richesse des descendants de la famille de Dom Kallu. 
Cette caste d’intouchables dĂ©tient depuis la nuit des temps le business de la mort Ă  BĂ©narĂšs et de ce fait,
ses hĂ©ritiers sont la plus grosse fortune de la citĂ©…
« BĂ©narĂšs purifie tout ce qui entre en son sein. »

– Ici et pour toujours fais attention Ă  tes mots. Les gens, lĂ , viennent pour y mourir…
La fiertĂ© des Doms qui accompagnent le rituel : est que l’odeur du mort qui brĂ»le ici est comme nulle part ailleurs car elle est attĂ©nuĂ©e par la prĂ©paration du corps, des encens et onguents sacrĂ©s.
À BĂ©narĂšs, les Dom’s ont le monopole des crĂ©mations.
Leur tĂąche est ingrate, l’impur est contagieux. La basse caste des Dom’s de BĂ©narĂšs est toutefois redoutĂ©e; on la mĂ©prise sans se mĂ©prendre ! Qui donc accompagnerait le trĂ©pas vers la moksha?
Ce lieu mythique et mystique est trĂšs puissant. Pour l‘avoir approchĂ© de prĂšs Ă  maintes reprises, mon sentiment premier fĂ»t que l‘on Ă©prouve toujours le cadavre. La dignitĂ© de tous ici est exemplaire face Ă  cette mort que nous les occidentaux n’acceptons parfois qu’avec une bien plus grande amertume…
Alors que je me renseignais auprĂšs d’un des jeunes Doms sur le tarif du bois et de la cĂ©rĂ©monie, sa rĂ©ponse fĂ»t : « c’est toujours trop cher ! ». L’information plus factuelle, est qu’un bĂ»cher est constituĂ© d’au minimum 250 Kg de bois pour un maximum de 400 Kg ce qui fera varier la qualitĂ© de la crĂ©mation. Le prix du bois est entre (….) et (….)* roupies au kilo.
La famille devra rajouter Ă  cela les divers encens, draperies et ornements floraux de la dĂ©pouille pour amĂ©liorer la beautĂ© du geste et l’efficacitĂ© du rituel. AprĂšs un deuil de 13 jours, une fĂȘte Ă  la mĂ©moire du dĂ©funt sera organisĂ©e Ă  la maison. Les brahmanes seront rĂ©munĂ©rĂ©s avant le dĂ©part du rituel du feu et pourront assister aux priĂšres et chants Ă  la fin de la pĂ©riode de deuil. La mort ici est aussi triste qu’ailleurs pour la famille, mĂȘme si la sĂ©rĂ©nitĂ© rĂšgne aux vues des croyances ancestrales libĂ©ratrices, profondĂ©ment ancrĂ©es dans la foi des hindous.
(….)* Le Kg de bois Ă©tant adaptĂ© Ă  la bourse de chaque famille et en temps qu’ancien bĂ»cheron et de la partie, je/nous ne pouvons donner cette information..
Le corps brĂ»lera en trois heures environ et l’explosion du crĂąne sera facilitĂ©e par un Dom d’un coup de bambou, ce qui symbolise la libĂ©ration de l’Ăąme. Lorsque le corps sera totalement ou presque incinĂ©rĂ©, un Dom remettra les cendres et parfois les hanches ainsi qu’une partie de la cage thoracique dans le fleuve sacrĂ©. L’homme de la famille retourne ensuite prĂšs du lieu du bĂ»cher. Il jette un pot d’eau du Gange par-dessus son Ă©paule, sur le bĂ»cher. Il s’en va, sans jeter de regard en arriĂšre, se sĂ©parant ainsi du corps du dĂ©funt. Les porteurs du cercueil se rendront dans le Gange pour un bain sacrĂ© avant leur retour Ă  leur domicile.
Le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie, l’homme le plus ĂągĂ© de la famille, est ensuite emmenĂ© pour se prĂ©parer Ă  la suite du rituel.
Il reviendra tĂȘte rasĂ©e et recouverte uniquement d’un « lungi », un grand drap blanc.
Je viens de faire un grand tour sur l’internet et je souris, car tous – on ne peut plus sĂ©rieusement – baratinent des tarifs diffĂ©rents quant au prix du bois des bĂ»chers de crĂ©mation. Ce qui est sĂ»r, aprĂšs lecture de cette foire d’empoigne qui est Ă©crit solennellement de Wikipedia Ă  Paris Match (celui qui dit d’ailleurs le moins de conneries), c’est clair et rassurant que les occidentaux soient tenus en dehors de ce business..

-Rencontre avec le Bramhane du jour, afin d’obtenir la permission nĂ©gociable de faire quelques images. – 2011: Livraison d’une dizaine de stĂšres de bois Ă  BĂ©narĂšs. – C’est la caste des Yadaws qui sous-traite pour le compte des Doms le commerce du bois. – Bain purificateur des dĂ©funts dans le Gange avant la crĂ©mation. – Beurre clarifiĂ© sur un riche dĂ©funt, facilitant le dĂ©part du feu de la crĂ©mation. – 2009 Bain purificateur d’un dĂ©funt dans le Gange..
SĂądhu Aghori https://www.aghori.it/aghori_mantra.htm

Om, toutes mes dévotions à Shiva,
le principe suprĂȘme de Dieu,
Absorber la nĂ©gativitĂ© du monde pour l’empĂȘcher de nous empoisonner.
Vous ĂȘtes la principale source qui soulage nos souffrances,
nous parvient sous la forme de ce majestueux mantra
 pour faire disparaĂźtre notre peur et notre souffrance.
Grùce à votre bienveillante bénédiction, ma crainte est apaisée.
ainsi que ma douleur et mon anxiété.
Je vous offre les fruits de toutes mes Ɠuvres,
 ainsi dĂ©truire mon lien karmique.
Je T’adore en tant qu’Être Ă©ternel, et en dĂ©voilant la sagesse et en levant les blocages de mon cƓur, la lumiĂšre divine sera gĂ©nĂ©rĂ©e.
Dissipe mes pensées négatives de toutes les maniÚres dont tu dissipes la peur.
Vous résidez dans le royaume de la sagesse et accordez la vision transcendantale de la MÚre Divine.
Ô Éternel, maĂźtre de tous les royaumes, puisse l’extase de l’Ăąme remplacer l’obsession personnelle.
Déesse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumiÚre divine.
 MĂšre Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les tĂ©nĂšbres divines.
Om, toutes mes dévotions à Shiva,
Dissous avec force tout ce qui m’inspire la peur et, une fois pour toutes, fais disparaĂźtre ma souffrance.
Sans cesse, sans fin, je t’appelle,
qui élimine la souffrance et la peur grùce à la récitation du mantra japa,
Veuillez bannir les influences négatives de tous les mondes.
Tu es ta propre cause Ă©tant la Personne SuprĂȘme,
 OmniprĂ©sent, toujours avec moi.
 Vous rĂ©agissez immĂ©diatement et me protĂ©gez Ă  maintes reprises ;
 J’offre mon ĂȘtre purifiĂ© en oblation Ă  ton feu divin, cette shakti guĂ©risseuse, pour ĂȘtre libĂ©rĂ©.
 MĂšre Kali, donne-moi les racines pour m’immerger dans les tĂ©nĂšbres divines.
 DĂ©esse Durga, donne-moi des ailes pour voler dans la lumiĂšre divine.
 Vous apportez la libĂ©ration de la mort et de la renaissance, du ciel et de l’enfer.
 Les rĂ©cits de ta grĂące rĂ©demptrice sont connus dans les trois mondes et pĂ©nĂštrent jusqu’Ă  :
 royaumes des ĂȘtres de lumiĂšre,
 royaumes des ĂȘtres magiques,
 royaumes de brahmanes dĂ©chus,
 royaumes de ceux du vent,
 royaumes des morts-vivants (possĂ©dĂ©s par les Vetala),
 royaumes des dĂ©esses de la nature primitive,
 royaumes des muses, danseuses du ciel,
 royaumes de tous les esprits primitifs et Ă©lĂ©mentaires,
 royaumes des dĂ©esses du dĂ©sir
 royaumes de tous ceux qui sont nĂ©s dans un ventre
 royaumes de toutes cultures et de tous pays,
 tous les domaines de l’ignorance dĂ©bilitante.
 Tu es le tueur de sang-froid
 qui dĂ©truit, Ă©limine et dĂ©vore
ce qui entrave la vision transcendantale de la MĂšre Divine.
 BrĂ»lez ma saletĂ©.
J’offre mon ĂȘtre purifiĂ© en oblation Ă  ton feu divin, cette shakti guĂ©risseuse, pour ĂȘtre libĂ©rĂ©.
SĂądhu Aghori

Sarvajeet Mukherjee 2009/10 :
En rĂ©alitĂ©, les Aghoris, Ă  leur maniĂšre, suivent l’esprit essentiel de l’hindouisme, qui prĂŽne la libĂ©ration du joug du dualisme (laid/beau, bien/mal, pur/impur, etc.). Le dualisme engendre l’ego, qui empĂȘche fondamentalement l’union avec le SuprĂȘme/l’Éternel. Toutes les pratiques hindoues visent essentiellement Ă  atteindre cette UnitĂ©. Ainsi, les Aghoris s’attaquent au problĂšme fondamental en cherchant Ă  abolir la distinction entre le pur et l’impur. En maĂźtrisant cette distinction, ils aspirent Ă  l’Ă©tat oĂč l’ego/le soi s’anĂ©antit et oĂč seul le soi subsiste. Ainsi, sur le chemin de la spiritualitĂ©, si un ĂȘtre acquiert des pouvoirs dits magiques/surnaturels, cela indique simplement qu’il progresse dans la bonne direction. Ces pouvoirs ne sont que des consĂ©quences de sa quĂȘte de l’UnitĂ©. Ă  utiliser comme des commandements du destin. Si l’on succombe Ă  ces pouvoirs, au sens oĂč l’on se laisse sĂ©duire et utiliser ces pouvoirs sous l’influence de son ego, l’individu perd immĂ©diatement son objectif, car il devient la proie des caprices et des fantaisies de cet ego/moi mĂȘme qu’il dĂ©sirait anĂ©antir.
Y a une page Wiki à présent: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori
& https://www.aghori.it/aghori.htm
Le dĂ©funt est portĂ© au bĂ»cher par ses proches…
Un Dom chargĂ© de la crĂ©mation d’un dĂ©funt assure les gestes rituels d’accompagnement (100 roupies=2$ le cadavre), lĂ  il continue la purification du dĂ©funt en dispersant de la poudre de bois de santal, qui agit aussi en accĂ©lĂ©rateur du brasier..
Un bûcher de crémation.
BrĂ»ler les morts, deux bĂ»chers s’effondrent l’un sur l’autre,
le crĂąne d’un dĂ©funt, Ă  gauche, vient de s’ouvrir laissant apparaitre le cerveau liquĂ©fiĂ©.
-Burning the dead-
Le Temple de Manikarnika  
(Texte en cours d’écriture et de recherche, afin de pas trop dire de conneries)
De mĂ©moire, le peu que j’en ai compris…
Un serpent cobra est lové autour du cou du Dieu Shiva représenté par un lingam (symbole phallique).
Le serpent a mordu le Dieu. 
Afin qu’il n’en devienne pas fou, les hommes doivent lui refroidir la tĂȘte avec l’eau sacrĂ©e du Gange : pour calmer l’attaque du poison mais aussi pour que la paix rĂšgne sur Terre et trouve un Ă©quilibre. 
Les fleurs sont une offrande calmante Ă  l’endroit de la blessure. 
Le lingam reçoit aussi du lait de la vache sacrĂ©e Ă  un rythme prĂ©cis…
Le temple chante le tambour et le gong.
Les encens brûlent.
Les deux crĂąnes disposĂ©s l’un sur l’autre (me renvoient Ă  Adam et Ève).
La TrinitĂ© ne serait-elle pas nĂ©e du panthĂ©on des Dieux Hindous : 
BrahmĂą, Vishnou et Shiva ?
L’ambiance est puissante : lĂ , dehors, aux marches de ce temple, l’un des centres de cette citĂ© lacustre, 200 corps sont incinĂ©rĂ©s chaque jour depuis la nuit des temps, dans un rituel parfait, afin d’obtenir le nirvana.
Ambiance de dĂ©but de soirĂ©e, depuis que j’ai imaginĂ© une main gĂ©ante ressortant des cendres sur l’une des grosses bĂ»ches, je ne vois plus qu’elle.
Août 2013
Certains ne seront pas incinérés:
– les SĂądhus et Yogis car ils ont atteint un niveau spirituel Ă©levĂ©.
– les femmes enceintes, car le fƓtus n’est pas encore formĂ©.
– les enfants ĂągĂ©s de moins de 10 ans en raison de leur immaturitĂ©.
– les personnes mordues par un serpent. Cet animal Ă©tant liĂ© Ă  Shiva, il n’est pas nĂ©cessaire de les incinĂ©rer.
– les lĂ©preux et variolĂ©s afin de ne pas se brouiller avec les Dieux.
Une barque attend pour emmener ces cadavres lestĂ©s d’une grosse pierre au milieu du fleuve et les y immerger.
Un homme sortant d’un bain rituel purificateur dans le Gange, aprĂšs la crĂ©mation d’un proche parent pour lequel il a dirigĂ© la cĂ©rĂ©monie rituelle.
Babu, le plus jeune des trois, vient d’une famille de laitiers. Il est restĂ© ici depuis l’incinĂ©ration de sa mĂšre lorsqu’il avait onze ans, il a rendu service, prenant part Ă  tous les travaux des bĂ»chers. A ce jour, il a tout juste 18 ans. Ces trois personnages m’accompagneront la nuit comme le jour dans ce royaume des morts, m’expliquant les gestes, le pourquoi et le comment des rituels. Ils m’aideront Ă©galement Ă  demander aux familles la permission de photographier et d’accepter de rĂ©pondre Ă  mes questions.
https://www.fuocosacro.com/pagine/articoli/AGHORA.htm À bientĂŽt…

Mes salutations Ă  ceux qui ne sont pas terribles, Ă  ceux qui sont terribles, et Ă  ceux qui sont Ă  la fois terribles et pas terribles.
En tout lieu et en tout temps, je m’incline devant toutes les formes de Rudra.

SEE YOU SOON


Y a une page Wiki à présent: https://fr.wikipedia.org/wiki/Aghori
& https://www.aghori.it/aghori.htm & https://www.shriaghoreshwar.org/aghor-aghori-e-aughar/

Rajout 2024, je viens de dĂ©couvrir sur le net ce qui suitâŹ‡ïžŽ

(Rajout en 2024) je viens de dĂ©couvrir que la MA photo du dessus est exploitĂ©e pour un bouquin, genre best seller du Tantra Aghori: Aghori Sadhu est Ă©galement appelĂ© Aughad. « Aghori Â» est appelĂ© celui chez qui toutes les Ă©motions comme le bien-mal, le bonheur-chagrin, l’amour-haine, la jalousie-attachement ont Ă©tĂ© dĂ©truites. Ces Aghori se fondent souvent dans l’Himalaya ou dans la forĂȘt aprĂšs avoir pratiquĂ© le crĂ©matorium pendant plusieurs jours.Ce livre d’Aghori Tantra a Ă©tĂ© publiĂ© pour la premiĂšre fois avec la bĂ©nĂ©diction d’Aghori Baba. Les mantras, sadhana et astuces qui y sont donnĂ©s n’ont Ă©tĂ© obtenus qu’avec la permission d’Aghori Sadhu. Ces astuces et expĂ©riences Aghori de Sadhana n’ont Ă©tĂ© publiĂ©es sous une forme rassemblĂ©e nulle part ailleurs. La spĂ©cialitĂ© de ce livre est l’introduction de la secte Aghori et la compilation des mantras Aghor utilisĂ©s par les Aghoris.Aghori Shabar et Aghori Shiv Sadhana Yantra sont les attractions spĂ©ciales de ce livre. https://www.exoticindiaart.com/book/details/aghor-tantra-of-aghori-sadhu-nzr338/ y a mĂȘme une chaine Youtube qui explique (j’ai rien pigĂ©, mais je me renseigne https://www.youtube.com/watch?v=1_tapvlwIWQ)
Aghori Tantra d’Aghori Sñdhu
Auteur – Kanhaiyalal Nishad Bhairamgarhi
Le Seigneur Shiva est considĂ©rĂ© comme le crĂ©ateur de la secte Aghor. La secte Aghor est une branche mystĂ©rieuse de la secte Shaiva. Les Aghorios sont considĂ©rĂ©s comme effrayants ou dangereux alors qu’Aghor signifie A+Ghor, c’est-Ă -dire qui n’est pas sĂ©vĂšre mais simple, dans lequel il n’y a pas de peur. Le processus pour devenir simple et facile est la philosophie d’Aghor.
Les adeptes de la secte Aghor sont Ă©galement connus pour manger la chair des dĂ©funts. Alors que d’un cĂŽtĂ© la viande est intouchable dans l’esprit des gens ordinaires, de l’autre les Aghor Panthis la considĂšrent comme une substance naturelle. En la consommant, ils Ă©quilibrent le cycle naturel et se renforcent pour Aghor Sadhana. Le but d’Aghor Vidya est d’Ă©liminer le sentiment de haine et de maintenir le bien-ĂȘtre public suprĂȘme. Ce Vidya est difficile mais donne des rĂ©sultats immĂ©diats. Ce livre d’Aghori Tantra a Ă©tĂ© publiĂ© pour la premiĂšre fois avec la bĂ©nĂ©diction d’Aghori Baba. Les Aghori Mantra, Aghori Shabar, Aghori Sadhana et Totke qui y sont inclus sont uniques. Aghori Shiva Sadhana Yantra est l’attraction particuliĂšre de ce livre. ????
https://www.facebook.com/randhirbooks/posts/pfbid0HAZgHgp8YzrZ2oV1mSgrQyifoAM52FVbsCKN3MkZd9CHtz8AxU8nKbyAFGSLqjsnl

Pour rester en Inde https://sylvainleser.com/fr/asie-du-sud-inde &âŹ‡ïžŽ

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